D’un rêve à l’autre.

D'un rêve à l'autre.Le 4 avril dernier, un rêve se terminait. Andrew et moi, on atterrissait à Vancouver après un an de voyage autour du monde. Je dois avouer que j’étais nostalgique… Voyager, c’est ma passion. Explorer le monde, découvrir de nouvelles cultures, voir des paysages époustouflants, savourer les différentes saveurs du monde, sentir les arômes de notre planète. Tout ça, ça m’allume, ça me donne de l’énergie et au cours de la dernière année, j’ai intensément chéri cette vie de nomade.

Mais voilà, un rêve se termine pour qu’on puisse en commencer un autre! Depuis des années, Andrew et moi, on a l’idée de s’acheter une petite parcelle de terre qu’on veut transformer en paradis comestible et écologique. On veut retourner à un mode de vie plus simple, en harmonie avec la nature.

Dans notre super plan de vie, on voulait regarder les options qui s’offraient à nous autour du monde. On a pensé à l’Europe, que j’adore pour sa diversité de cultures et de paysages qu’on retrouve concentrés sur un si petit territoire. L’idée se baladait dans nos têtes lorsqu’on arpentait les rues de Lisbonne ou qu’on se promenait dans les champs de lavande en France. Mais on trouve la situation sociopolitique de l’Europe instable et on a abandonné cette idée.

Notre séjour au Costa Rica était également un voyage d’exploration pour découvrir comment se passe la vie là-bas. On avait beaucoup entendu parler de ce pays et il y a beaucoup d’expatriés canadiens qui y vivent. On a donc tâté le terrain. On a fait la rencontre d’un super agent immobilier qui s’est empressé de nous barouetter d’un bord à l’autre de la province de Guanacaste pour nous montrer tous les terrains disponibles sur le marché. C’était vraiment intéressant comme expérience et on a visité des coins du pays qui ne sont normalement pas accessibles aux touristes. Mais on a rejeté l’idée d’habiter au Costa Rica, pour deux raisons principales : l’humidité et la langue! Après trois mois, on n’en pouvait plus de l’humidité qui crée de la moisissure partout. Et comme on ne parle pas l’espagnol, on voyait déjà un tas de complications pour l’achat d’un terrain et la construction d’une maison, en plus de toute la paperasserie d’immigration.

Ce qui nous amène au Canada! L’idée d’habiter au Canada a toujours été d’actualité pour nous. Les raisons logiques sont nombreuses : c’est mon pays, donc l’immigration est facilitée pour Andrew; l’immobilier coûte moins cher ici qu’en Australie; je me rapproche de ma famille et somme toute, le Canada est un pays où il fait bon vivre! Aussi, j’ai toujours voulu habiter dans les montagnes! En fait, depuis mon premier voyage en Colombie-Britannique, j’ai toujours eu l’idée qu’un jour, j’habiterais au milieu de ces sommets enneigés.

Ma première voiture.Alors bref, le 4 avril dernier, Andrew et moi, on a atterri au Canada avec une mission : trouver notre petit coin de paradis en Colombie-Britannique. Pour rendre notre recherche plus confortable, on s’est tout d’abord acheter un gros motorisé au Québec! Un beau Ford de 26 pieds – ma première voiture à vie!

Après 8 ans d’entreposage dans le sous-sol de mes parents, j’ai finalement ouvert mes boîtes de « cossins » et on a rempli toutes les armoires et les petits compartiments du camper avec mes quelques possessions du passé. Le 20 avril, on était prêt pour la grande traversée du pays – direction l’Ouest Canadien!

En route, on a fait une première escale à Port Carling dans le Muskoka en Ontario. On a passé un agréable weekend sur le bord d’un lac chez ma bonne amie Claire. Bonne bouffe, bons fous rires, bonne relaxation à regarder le lac, jacuzzi et quelques belles mini-randonnées et hop là, on a repris la route.

De l’Ontario au BC, on n’a pas chômé comme on dit. On a fait des sessions de 8, 9 ou 10 heures de route par jour. En chemin, on a fait un arrêt à River au Manitoba où on est allé visiter le site de construction d’un Earthship (pour en savoir plus sur les Earthship, cliquez ici). La magie de Facebook nous avait mis en contact avec ce couple qui a commencé la construction de leur maison l’an dernier. Cet arrêt fût très instructif!

En Alberta, on a également fait un autre arrêt « Earthship ». La Kinnship (Earthship de la famille Kinn) est un des premiers Earthship qui a été bâti au Canada. Sa construction remonte à l’été 2014 (lorsqu’on était nous-mêmes au Nouveau-Mexique pour apprendre cette technique de construction). La maison est de toute beauté et très fonctionnelle avec la serre à l’avant qui présentait déjà une bonne récolte de tomates en ce frisquet mois d’avril. Le décor entourant la maison était aussi spectaculaire, presque surréel avec ces collines dépourvues de végétation.

Kinnship

Un des premiers Earthship bâti au Canada.

Serre productive

À l'intérieur des Earthship, on retrouve une serre où on peut faire pousser des légumes à l'année!

Magnifique vue.

La vue du Kinnship in Alberta est de toute beauté!

Niché dans les collines.

Le modèle global des Earthship est composé de trois murs de pneus recouverts de terre et un mur de fenêtres qui pointe vers le sud.

Finalement, au loin, on a aperçu les beaux sommets enneigés des rocheuses canadiennes. Une vue qui m’impressionne à chaque fois! Après près de 4000 kms sur la route, on s’est offert un magnifique weekend de détente à Banff : lecture, marche, hot springs.

Arrivée dans les montagnes

Cette vue m'impressionne toujours quand j'arrive dans les Rocheuses.

Beau spot de camping

Le camping de Banff est magnifique!

Les voisins au camping

Au BC, la faune est toujours très présente.

Montagnes imposantes

À Banff, les montagnes sont très imposantes!

 

On a commencé notre recherche active de terrains à Golden au BC. On avait déjà débuté les recherches en ligne, donc on était bien préparé lorsqu’on a rencontré l’agent immobilier du coin. Les premiers terrains qu’on a visités étaient intéressants, mais l’exposition au soleil est très importante pour nous (pour les panneaux solaires et les futurs légumes du jardin!) et aucun des terrains de cette région ne convenaient. Dans les montagnes, c’est important de vérifier la trajectoire du soleil. Les vallées étroites et les ombrages des montagnes peuvent diminuer de beaucoup le temps d’ensoleillement sur le terrain.

La Colombie-Britannique est une grande province très diversifiée. D’une région à l’autre, le climat et les paysages changent beaucoup : les montagnes rocheuses, les vallées plus chaudes productives de fruits et légumes, les coins désertiques, les régions valloneuses, la côte du Pacifique, les îles… On n’avait pas décidé de région précise où on voulait absolument habiter. Notre recherche était très large. On voulait tomber en amour avec un terrain, peu importe l’endroit. Dans ma tête, je voulais absolument avoir un « feeling » en voyant le terrain. Je ne voulais pas acheter un terrain pour acheter un terrain. Je voulais sentir une connexion instantanément.

Pendant un mois, on a arpenté plusieurs recoins de la province. On était à la recherche de 5 acres ou plus de terre, et notre quête nous a amené sur plusieurs routes de gravelle, dans des coins isolés, près de lacs encore gelés et au pied de montagnes trop ombrageuses. L’expérience fût intense… On cherchait un terrain à temps plein; soit 3 ou 4 visites par jour, 5 jours semaines, en plus de faire beaucoup de route entre les visites. Ouf!

MAIS, succès! C’est dans la belle vallée de Creston que la terre promise a fait son apparition! Par un beau mercredi matin, Andrew, moi et l’agent immobilier, on s’est retrouvé debout devant une vue incroyable sur la vallée, les montagnes, les champs et la rivière… Wow! Quelle vue! La visite commençait bien. Le terrain est très en pente, une grande partie de la forêt a été coupée dernièrement et il y a des cadavres d’arbres partout en plus d’énormes tas de branches et de troncs morts ici et là. Mais wow, la vue! Et quel potentiel il y a sur ce terrain avec plusieurs sections boisées, un petit ruisseau, plusieurs terrasses (parce qu’il ne faut pas oublier que le terrain est en pente… très en pente!). On a marché le terrain d’un bout à l’autre Andrew et moi et on pouvait déjà s’imaginer où on bâtirait notre maison, où on planterait une forêt d’arbres à fruits et à noix, où on mettrait une serre et le jardin… Et puis cette vue! On pouvait déjà s’imaginer passer du bon temps, assis sur notre patio à profiter de cette vue.

La vue!

Aussitôt qu'on arrive sur le terrain, la vue est incroyable!

Des tas d'arbres morts.

Il y aura beaucoup de travail à faire!

Encore cette vue!

Peu importe où on se retrouve sur le terrain, la vue est magnifique.

Fleurs sauvages avec vue!

Le modèle global des Earthship est composé de trois murs de pneus recouverts de terre et un mur de fenêtres qui pointe vers le sud.

 

Après cette visite très inspirante, on a tout de même décidé de continuer notre recherche. Il restait quelques terrains à visiter sur notre liste initiale, donc on a continué notre route… Mais le temps était tout gris, pluvieux et frisquet et la motivation n’y était plus du tout! Notre tête et notre cœur sont restés accrochés sur le terrain de Creston. Deux semaines plus tard, on est revenu à Creston pour vérifier si ce terrain était vraiment le terrain de nos rêves.

Je suis très spirituelle et à l’occasion, j’aime bien demander à l’Univers de m’aider dans mes choix, je demande à l’Univers de m’envoyer des signes pour savoir si je prends une bonne décision ou non. Cette fois-ci, j’avais demandé à l’Univers de m’envoyer une plume quand j’arriverais sur le bon terrain. Lors de notre première visite sur le terrain avec l’agent immobilier, j’avais trouvé une petit plume à l’entrée du terrain. J’ai souris et j’ai gardé la plume, mais je trouvais la plume un peu petite… je n’étais pas sûre que c’était vraiment le signe que j’attendais.
Et bien, l’Univers voulait être sûr que je comprenne le message, puisqu’à notre deuxième visite, j’ai trouvé une énorme plume! Je pense que c’est une plume de dinde sauvage. Peu importe la sorte, j’ai compris le message! J’ai donné mon OK à Andrew et on a fait une offre sur le terrain. Quelques jours plus tard, notre ami Michael passait dans le coin de Creston et on est retourné au terrain pour lui montrer. En explorant le terrain, mon regard est tombé sur… et oui, une autre immense plume! Ah, que j’aime ça quand le message est clair!

Depuis la découverte de cette troisième plume, on joue à la patience… Mine de rien, acheter un terrain n’est pas aussi facile qu’acheter une nouvelle paire de bobette! Il faut faire des tests, attendre des retours d’appels, signer papier après papier et attendre que tout le monde finisse leur business. On est présentement rendu à la dernière étape où on attend l’appel du notaire pour aller signer le papier final. On devrait pouvoir rouler notre gros motorisé sur notre terrain d’ici la fin du mois. Yihooo!

Je vais essayer d’être plus consistante dans mon écriture cet été. J’aimerais bien partager avec vous les détails de cette nouvelle aventure qui nous attend : la transformation de notre terrain, la construction de notre maison et ce nouveau mode de vie rustique!

À suivre…Signature MJG

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